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Apprécier la valeur d’un fonds de commerce d’une épicerie ou supérette

supérette

Pour évaluer au plus juste, et apprécier la valeur d’un fonds de commerce dont l’activité principale est l’épicerie ou la supérette, il est impératif de connaître les principaux éléments sectoriels.

Le secteur des épiceries ou supérettes

Selon l’INSEE, le secteur des épiceries ou superettes dépend des codes APE suivants :

  • 47.11B : Commerce d’alimentation générale
  • 47.11C : Supérette
  • 47.11A : Commerce de détail de produits surgelés.

Ceci correspond à un commerce proposant un large panel de produits principalement alimentaires (fruits et légumes, conserves, produits laitier, …..). Il peut également proposer des services annexes tels que dépôt de pain, livraison à domicile ou encore relais colis.

La différence principale entre une épicerie et une supérette tient à sa surface de vente : inférieure à 120 m2 pour une épicerie et comprise entre 120 et 400 m2 pour les supérettes. Les surfaces moyennes de 250 m2 magasins vendant des produits surgelés ont également été intégrées dans cet article.

Analyse économique

La consommation des ménages

Selon l’INSEE, la consommation des ménages en produits alimentaires n’a cessé de progresser au cours  des 60 dernières années. Cette croissance s’explique principalement par le succès des enseignes de boulangerie et la montée en gamme des points chauds des grandes surfaces.

L’évolution du marché s’explique principalement par la croissance démographique.

Les acteurs du secteur des épiceries ou supérettes

En 2016, les principaux acteurs de la profession sont au nombre de 25 913 entreprises dans le secteur des épiceries, 3 939 pour les supérettes et 1 516 pour les magasins de surgelés.

Après une chute du nombre de commerces alimentaires de plus de 80 % depuis les cinquante dernières années, on constate une inversion de la tendance depuis 2010 avec une hausse de 16 % entre 2010 et 2016.

Les perspectives d’avenir du secteur des épiceries ou supérettes

Le secteur des épiceries ou supérettes a bénéficié de la crise. En effet, nombre de Français se sont tournés vers le commerce de proximité dans le but de fractionner leurs achats. Les commerces de proximité ont également bénéficié d’une nouvelle clientèle du fait de l’élargissement de leurs horaires ainsi que leur implantation dans des zones très urbanisées.

Structure financière

Afin d’apprécier un fonds des épiceries, ou supérettes,  il est indispensable de pouvoir connaître et d’analyser les bilans et comptes de résultat, des trois dernières années.

Les chiffres clés

Selon la fédération des centres de gestion agréée, en 2018 le chiffre d’affaires moyen d’une épicerie exploitée en individuel est de 251 236 Euros HT et 556 250 Euros HT pour les supérettes.

Les soldes moyens sont de 21,6 % de Valeur Ajoutée, pour les épiceries et de 20,3 % pour les supérettes ;  de 10,7 % d’EBE pour les épiceries et 8,3 % pour les supérettes, avec un résultat net de 8,9 % pour les épiceries et 5,9 % pour les supérettes.

Les critères impactant la valorisation du fonds de commerce

Dans le secteur des épiceries ou supérettes, les principaux critères impactant la valorisation sont :

  • L’emplacement
  • Qualité et entretien de l’équipement
  • Respect des normes
  • La concurrence
  • L’équipe, qualification et turn-over
  • Amplitude d’ouverture
  • Produits à forte valeur ajoutée
  • Le panel de produits proposés
  • La future concurrence
  • Le bail commercial

Méthode de valorisation

La méthode de valorisation la plus utilisée dans ce secteur est celle qui est basée sur le chiffre d’affaires.

Selon le barème professionnel proposé par les éditions Francis Lefebvre dans leur guide de l’évaluation est retenu (par rapport au chiffre d’affaire moyen des trois dernières années) pour :

  • Alimentation générale   : 20 à 50 % du chiffre d’affaires annuels de TTC/an,
  • Épicerie fine                : 40 à 150 % du chiffre d’affaires annuels de TTC/an,
  • Supérette alimentaire    : 15 à 30 % du chiffre d’affaires annuels de TTC/an,
  • Supermarché                : 10 à 20 % du chiffre d’affaires annuels de TTC/an.

Bien entendu, il convient de corrigé le résultat obtenu en fonction des forces et faiblesses du fonds de commerce valorisé.

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Marine Desthuilliers pour Adma Expertise

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