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Apprécier la valeur d’un fonds de commerce de librairie papeterie

FONDS LIBRAIRIE

Pour évaluer au plus juste, et apprécier la valeur d’un fonds de commerce dont l’activité principale est la librairie papeterie, il est impératif de connaître les principaux éléments sectoriels.

Le secteur de la librairie papeterie

Selon l’INSEE, le secteur de la librairie papeterie dépend des sous-classes 47.61Z s’il y a également la vente en détail de livres anciens ou d’occasion et 47.62Z s’il y a également la vente au détail de fournitures de bureau.

Dans les faits, le libraire vend des livres spécialisés (littérature enfantine, romanesque, enseignement, …) ou généralistes. Le libraire peut également adjoindre une activité complémentaire de vente de fournitures de bureau, de carte ou encore de presse.

Analyse économique

La consommation des ménages

Selon le syndicat national de l’édition, le SNE,  il y a un recul de 2,40 % des ventes en volume en 2018, dû principalement au contexte économique mais également à l’essoufflement des ventes de livres scolaires liés à la réforme des programmes du collège en 2017.

Néanmoins l’institut GfK indique que le livre reste de loin le bien culturel le plus acheté en France (57% des ventes de biens culturels physique en 2016) et ce devant les jeux vidéo (27 %), la vidéo (9 %) et la musique.

Les acteurs du secteur de la librairie papeterie

En 2016 selon l’INSEE et l’Acoss (caisse nationale du réseau des Urssaf), on comptait 3 681 entreprises de commerce de détail de livres en magasin spécialisé et 10 828 de commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé.

Dans les deux activités, il y a une majorité d’entreprises n’employant aucun salarié : 53,40 % du commerce de détail de livre et 55,60 % du commerce de détail de journaux et papeterie.

Les perspectives d’avenir du secteur de la librairie papeterie

Dans son étude de mars 2019 de l’IPSOS/CNIL sur « les Français et la lecture », il est à remarquer que les Français ont un fort attachement pour le livre en version papier. La dynamique de ce marché reste forte même si le marché de l’occasion à tendance à avoir une forte croissance.

Structure financière

Afin d’apprécier un fonds de commerce d’une librairie, il est indispensable de pouvoir analyser les bilans et comptes de résultat des trois dernières années.

Les chiffres clés

Selon la fédération des centres de gestion agréée (FCGA), en 2018 le chiffre d’affaires moyen d’une entreprise de librairie papeterie individuelle est de 174 496 Euros HT.

Les soldes moyens sont de 47,50 % de Valeur Ajoutée, et de 26,50 %  d’EBE, avec un résultat net de 20,70 %.

Toujours, selon la FCGA en 2018, on constate que l’activité de « kiosque, presse » dégageait un chiffre d’affaires beaucoup plus faible (79 654 Euros HT) mais également un résultat beaucoup plus important s’élevant à 33,30 % du chiffre d’affaires.

Les charges d’approvisionnement restent le principal poste de charges de ce type de commerce.

Les critères impactant la valorisation du fonds de commerce d’une librairie papeterie

Dans le secteur de la librairie papeterie les principaux critères impactant la valorisation sont :

  • L’emplacement des locaux
  • La concurrence
  • L’équipe
  • La réputation de l’entreprise
  • La fidélisation de la clientèle.

Méthode de valorisation d’un fonds de librairie papeterie

Le chiffre d’affaires est l’élément principal pour l’évaluation du fonds de commerce.

Selon le Mémento de Transmission d’Entreprise Francis Lefebvre 2015/2016, il convient d’appliquer un barème indicatif de. 25 à 70 % du chiffre d’affaires TTC pour la Librairie édition, 45 à 75 % pour la Librairie-papeterie et 45 à 85 % pour la papeterie.

Le barème fiscal préconise pour la Librairie-édition 40 % à 60 % du Chiffre d’affaires annuel TTC et pour la Librairie-papeterie 50 % à 120 % du Chiffre d’affaires annuel TTC

Bien entendu il convient de choisir le barème adapté et de corriger le résultat obtenu en fonction des forces et faiblesses du fonds de commerce valorisé. Cette évaluation s’entend matériel compris mais à l’exclusion du stock. C’est sur la base du chiffre d’affaires moyen TTC des trois dernières années que le calcul est réalisé.

Marine Desthuilliers pour Adma Expertise

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