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Apprécier la valeur d’un fonds de commerce de prêt-à-porter

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Pour évaluer au plus juste, et apprécier la valeur d’un fonds de commerce dont l’activité principale est la vente de prêt-à-porter, il est impératif de connaître les principaux éléments sectoriels.

Le secteur du commerce de prêt-à-porter

Selon l’INSEE, le secteur du commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé dépend de la sous-classe 47.71 Z, ce qui correspond au commerce de détail d’articles d’habillement,  d’articles en fourrure, et d’accessoires du vêtement tels que gants, cravates, bretelles, etc. Il ne comprend pas le commerce de détail de textiles et de fripes.

Dans les faits, cela regroupe l’ensemble des magasins proposant à la vente des vêtements de dessus (manteaux, vestes, chemises, robes, jupes, pantalons, etc.) et des articles de maille (lingerie, chemiserie, …), ainsi que les divers accessoires de mode (gants, cravates, bretelles, ceintures, sacs, bijouterie fantaisie, etc.).

Analyse économique

La consommation des ménages

Selon l’INSEE, la consommation des ménages en article d’habillement a légèrement reculé (-1,5%) entre 2018 et 2019. Ce recul s’explique principalement par une tendance à la réduction de consommation des ménages, et la recherche de bonnes affaires toute l’année.

En valeur, près de 46 % concerne l’habillement des femmes, 37 % pour les hommes et 17% pour les enfants.

Selon la Fevad (fédération du e-commerce et de la vente à distance), en 2018 la vente en ligne de prêt-à-porter représentait 14 % du marché en valeur.

Les acteurs du secteur du commerce de prêt-à-porter

Au sein de ce secteur, se côtoient cinq acteurs différents :

  • Les chaînes
  • Les grands magasins
  • Les boutiques
  • La grande distribution
  • Le e-commerce

Selon l’INSEE, en 2017 il existait 43 707 entreprises de vente de détail de prêt à porter.

Les perspectives d’avenir du secteur du commerce de détail de prêt-à-porter

Ce secteur subit des pressions tarifaires très fortes, imputables à un environnement concurrentiel important, et à une recherche de la bonne affaire de la part des clients.

Les ventes en ligne progressent avec +12 % entre 2018 et 2019.

Une démarche écoresponsable incite les acteurs du marché à faire évoluer les produits et la distribution. Cette sensibilité des français à une recherche de produits durables, a permis la montée en puissance du marché de l’occasion, avec l’arrivée de nombreuses applications.

Structure financière

Afin d’apprécier le fonds d’une boutique de prêt-à-porter il est indispensable de pouvoir et d’avoir analyser les bilans et comptes de résultat des trois dernières années.

Les chiffres clés

Selon la fédération des centres de gestion agréée, en 2018 le chiffre d’affaires moyen d’une entreprise exploitée en individuel est de 178 879 Euros HT.

Les soldes moyens sont de 45 % de Marge brute, et de 14 % d’EBE, avec un résultat net de 11%.

Les prix de vente sont fixés en appliquant un coefficient au prix d’achat HT. Ce coefficient se situe entre 2,2 et 3,5 dans la profession.

Le poste des achats directs est le poste principal des charges d’exploitation (52%). La difficulté de l’activité est de pouvoir financer le stock.

Les critères impactant la valorisation du fonds de commerce

Dans le secteur du commerce de détail de prêt-à-porter les principaux critères impactant la valorisation sont :

  • L’emplacement ou zone de chalandise
  • La concurrence
  • L’accueil, le service et la qualité commerciale
  • L’état de la boutique
  • Le type de produits proposés et leur adéquation avec la clientèle
  • La politique tarifaire
  • La fidélisation de la clientèle.

Méthode de valorisation

La méthode de valorisation la plus utilisée dans ce secteur est celle qui est basée sur le chiffre d’affaires.

Selon le barème professionnel proposé par les éditions Francis Lefebvre dans leur guide de l’évaluation pour le prêt-à-porter vêtement nous avons : 65 à 70 % du chiffre d’affaires annuel TTC. Le barème fiscal prévoit une fourchette plus large avec 30 à 70 % du chiffre d’affaires annuels de TTC.

Bien entendu il convient de corriger le résultat obtenu en fonction des forces et faiblesses du fonds de commerce valorisé.

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